Vaccins aux États-Unis : les réponses aux questions que vous vous posez

Calendrier vaccinal, vaccins obligatoires ou non, nombre de rappels… En matière de vaccination, la France et les États-Unis suivent des règles un peu différentes.  Voici les questions les plus fréquentes sur les vaccins aux USA… et leurs réponses !


Votre enfant entre en crèche ou à l’école américaine ? L’établissement qui va l’accueillir peut vous demander son carnet de vaccination (immunization record) à jour pour l’inscrire. Ce dépliant jaune est délivré et rempli par le cabinet du médecin qui suit votre enfant.

Quels vaccins sont obligatoires aux États-Unis ?

C’est l’état dans lequel vous résidez qui établit la liste de vaccins obligatoires et le type de structures pour lesquels ils sont requis : crèche, halte-garderie, école publique ou privée, colonie de vacances, etc. Cette liste est généralement consultable sur le site Internet de votre état (cherchez immunization requirements + le nom de votre état). Vous y trouverez également les motifs d’exceptions de vaccination acceptés : raisons médicales, religieuses, philosophiques, etc. Certains états mettent également en ligne d’autres infos : taux de vaccination des élèves de chaque établissement scolaire, suivi des épidémies en cours dans l’état…

À noter : Votre état requiert une liste de vaccins dans les écoles publiques et privées ? Cela inclut les Lycées français et Lycées internationaux.

France ou États-Unis, dans quel pays vaut-il mieux faire vacciner son enfant ?

Vous hésitez à faire vacciner votre enfant en France ou aux États-Unis avant sa rentrée scolaire ? Deux facteurs sont à prendre en compte.

  1. Tous les établissements américains ne reconnaissent malheureusement pas les vaccins délivrés à l’étranger. Mieux vaut donc les contacter en amont pour leur poser la question et définir avec eux un justificatif qu’ils voudront bien accepter.
  2. Faire vacciner son enfant aux États-Unis peut coûter cher, en particulier si votre assurance santé américaine ne prend pas ou pas intégralement en charge cet acte. Dans ce cas, cela pourra vous revenir moins cher de faire vacciner votre enfant dans l’Hexagone, y compris en payant la totalité des vaccins et consultations.

Quelles différences entre le calendrier vaccinal américain et le calendrier vaccinal français ?

  • Le vaccin contre la tuberculose (BCG) n’est pas recommandé aux États-Unis, excepté dans des cas très particuliers (enfants particulièrement exposés à la maladie, certains personnels de santé…).
  • Les Américains recommandent les vaccins contre l’hépatite A, le rotavirus (responsable de gastro-entérites aiguës), la varicelle et la grippe saisonnière à tous les enfants sauf exceptions, ce qui n’est pas le cas en France.
  • Pour un même vaccin, l’âge de la première injection et le nombre de rappels recommandés sont souvent différents aux États-Unis.

→ Consulter le calendrier vaccinal américain (vaccine schedule) sur le site des Centers for Disease Control and Prevention (CDC).
→ Consulter le calendrier vaccinal français sur le site Vaccination-info-service.fr.

Qui administre les vaccins aux enfants aux États-Unis ?

La liste des professionnels de santé autorisés à administrer des vaccins est fixée par chaque état. Si votre enfant est suivi par un médecin généraliste ou un pédiatre, c’est en général un(e) infirmier(ère) de son cabinet qui pratique l’injection. De plus, le cabinet du docteur fournit les vaccins, vous n’avez donc pas à les acheter en pharmacie.

À partir d’un certain âge, en général 2 ou 3 ans, il est possible de faire vacciner son enfant directement en pharmacie, sans passer par la case médecin. Renseignez-vous auprès de votre pharmacien pour connaître les injections qu’il peut pratiquer lui-même et l’âge minimum requis pour celles-ci.

Enfin, vous pouvez aussi faire vacciner votre enfant dans l’une des cliniques du département de santé publique de votre comté ou de votre ville, parfois gratuitement. Pour en trouver une près de chez vous, cherchez Department of Public Health + le nom de votre comté. Les adresses des centres de vaccinations et les vaccins dispensés sont généralement mis en ligne sur le site Internet de chaque département.

Lire aussi : Liniment, sérum physiologique… Trouver les essentiels pour bébé aux États-Unis

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Liniment, sérum physiologique… Trouver les essentiels pour bébé aux États-Unis

Vous préparez l’arrivée de votre petit(e) américain(e) ? Voici quelques pistes pour trouver les produits essentiels à ses soins des premiers mois.


  • Comment acheter du liniment oléo-calcaire aux USA ?

Pour nettoyer les fesses de bébé et prévenir l’apparition de rougeurs, les mamans françaises ne jurent que par le liniment oléo-calcaire. Pas de chance, ce produit est absolument inconnu aux États-Unis. Vous ne le trouverez donc pas chez CVS ou  Walgreens. Pour le change, les mamans américaines utilisent plutôt des lingettes (baby wipes) ou simplement un rectangle de coton (cotton pad) imbibé d’eau.

Si vous souhaitez malgré tout vous procurer du liniment oléo-calcaire, vous pouvez toujours en commander en ligne. Deux Françaises en commercialisent aux USA via Internet sous la marque « La petite crème ».

Autre solution : faire votre liniment vous-même. Mais là encore vous pourrez avoir du mal à trouver les ingrédients nécessaires en pharmacie, notamment de l’eau de chaux…

  • Où trouver du sérum physiologique aux États-Unis ?

Le sérum physiologique est LE produit de base utilisé en France pour laver les yeux et le nez de bébé. De ce côté-ci de l’Atlantique, les professionnels de santé ne recommandent pas ces lavages quotidiens. Résultat : pas d’unidoses de « sérum phy » à la pharmacie du coin.

Pour le lavage du nez, il existe tout de même des sprays de solution saline (saline nasal mist) dont l’embout est conçu pour les petits nez des bébés. Exemple : Simply Saline Baby. Et pour les yeux, il est bien possible que votre pédiatre vous conseille tout simplement d’utiliser du coton et de l’eau.

Vous souhaitez tout de même vous procurer des doses de sérum physiologique ? Vous pouvez en acheter en ligne en vérifiant leur composition, qui doit être identique à celle du sérum physiologique que l’on trouve en France (Chlorure de sodium : 0,9 %).

  • Quelle crème contre les fesses rouges (diaper rash cream) ?

Bepanthen Pommade, Mustela, Cicalfate… Il existe de nombreuses crèmes contre l’érythème fessier du nourrisson dans les pharmacies hexagonales. Si toutes ces marques ne sont pas commercialisées aux USA, il est tout de même possible d’en trouver certaines ou de trouver des équivalents.

Celles que l’on trouve facilement :

→ La Diaper Rash Cream with Calendula de la marque Weleda. Elle est vendue en ligne et en supermarchés (Target, Sprouts Farmers Market, etc.).

→ Les crèmes contenant de l’oxyde de zinc (zinc oxide), associant parfois des huiles de foie poissons, de la graisse de laine (lanolin), de la vaseline, de la cire d’abeille… La marque la plus utilisée est probablement Desitin, qui est vendue à différentes concentrations d’oxyde de zinc.

Celle qui n’a pas d’équivalent :  

Bepanthen Pommade, qui a pour principe actif du Dexpanthénol (ou vitamine B5).

  • Quelles crèmes contre l’eczéma du nourrisson ?

Plusieurs marques proposent des crèmes contre l’eczéma du bébé. Elles ont souvent des propriétés calmantes ou hydratantes. C’est le par exemple le cas d’Aveeno ou d’Eucerin.

Pour celles en vente libre qui contiennent 1 % d’hydrocortisone, mieux vaut demander le feu vert du pédiatre avant de les utiliser.

  • Comment trouver du paracétamol aux États-Unis ?

Vous ne trouvez pas de paracétamol dans votre pharmacie américaine ? C’est normal, puisque cette molécule s’appelle acetaminophen ici. Il est notamment commercialisé sous le nom Tylenol et existe en format pour enfants.
À noter : Il est recommandé de demander l’avis d’un médecin avant d’utiliser ce médicament chez un nouveau-né.

 

Acheter ses produits pharmaceutiques français en ligne
Certaines pharmacies françaises possèdent un site de vente en ligne et expédient aux États-Unis. C’est le cas de Moncoinsante.com. Vous y trouverez de nombreux produits et médicaments vendus sans ordonnance.

À noter : Avant de commander un produit pharmaceutique en ligne, veillez toujours à ce que l’expéditeur soit un professionnel agréé par les autorités de santé.

 

Lire aussi : Avoir un enfant aux États-Unis : ce qui risque de vous surprendre !

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Avoir un enfant aux États-Unis : ce qui risque de vous surprendre !

Vous vivez aux Etats-Unis et attendez un enfant ? Certains aspects de votre prise en charge seront différents de ce que vous auriez vécu en France. Voici une petite liste des choses qui vont probablement vous surprendre, en bien… ou en moins bien !


  • Le congé maternité indemnisé n’existe pas…

…du moins, pas au niveau fédéral. Pour savoir si vous y aurez droit, vous devez donc vous renseigner sur la politique de « disability benefits » et de « paid maternity/family leave » en place dans votre État et dans votre entreprise. D’une façon générale, même si vous avez effectivement droit à un congé payé, il y a de grandes chances que celui-ci ne soit pas aussi long et aussi bien indemnisé qu’en France.

  • Vous n’avez pas besoin de déclaration de grossesse

En France, lorsque vous êtes employée et enceinte, vous devez déclarer votre grossesse avant la fin du 3e mois à votre Caisse primaire d’assurance maladie et à votre Caisse d’allocations familiales pour bénéficier de l’assurance maternité. Cette formalité n’existe pas aux États-Unis. Renseignez-vous auprès de votre employeur et sur le site Internet de votre État pour connaître les démarches à effectuer pour obtenir un congé maternité, qu’il soit indemnisé ou non.

L’exception
Si vous adhérez à la Caisse des Français de l’étranger, vous devrez tout de même leur déclarer votre grossesse grâce à un certificat médical du médecin indiquant la date de conception du bébé.

  • Vous n’avez pas à vous inscrire à l’hôpital

C’est le choix de votre gynécologue-obstétricien qui va déterminer l’hôpital dans lequel vous allez accoucher. Votre médecin est affilié à un hôpital dans lequel il pratiquera votre accouchement. N’oubliez pas de lui demander le nom de cet hôpital dès la découverte de votre grossesse. Les maternités américaines proposant généralement des visites guidées, vous pourrez repérer les lieux vous assurer que l’établissement vous convienne.

Attention !
N’oubliez pas de vérifier auprès de votre assurance santé que votre séjour dans cet établissement soit bien pris en charge. S’il n’est pas couvert et que les frais s’annoncent trop élevés, il peut être nécessaire de changer de gynécologue-obstétricien pour changer de maternité.

  • Vous devez choisir un pédiatre avant l’accouchement

Celui-ci viendra examiner votre bébé à la maternité. Aux États-Unis, il est très courant d’interviewer plusieurs pédiatres façon « entretien d’embauche » avant de faire son choix.

  • On vous proposera de circoncire votre garçon

Si vous attendez un garçon, on vous demandera quasi-systématiquement votre choix en matière de circoncision avant la naissance. Cette intervention est beaucoup plus répandue aux États-Unis et souvent pratiquée avant la sortie de la maternité.

  • Votre chambre d’hôpital ressemble à une chambre d’hôtel

Dans certaines maternités, les chambres sont même équipées d’un canapé clic-clac pour y faire dormir son partenaire. Dans le cas d’un accouchement par voie basse, le matériel médical stérile n’est généralement apporté dans la chambre que quelques minutes avant la naissance.

Autre différence d’avec la France : dans la plupart des cas, le travail et l’accouchement se passent dans une première chambre, puis on vous conduit dans seconde une chambre une fois que votre bébé est né.

  • Vous resterez un peu moins longtemps à la maternité

Pour un accouchement par voie basse sans complication, vous ne resterez pas plus de deux jours à l’hôpital, contre trois en France. Pour une césarienne, les durées sont similaires. Comptez quatre jours aux États-Unis contre quatre à cinq jours en France.

  • Vous sortez de l’hôpital avec une tonne d’échantillons gratuits

Selon l’hôpital dans lequel vous accoucherez, vous pourrez rapporter chez vous des couches, un nécessaire de toilette pour bébé, du lait en poudre, des serviettes hygiéniques, et même un tire-lait manuel, des bodys, des bonnets, etc.

  • La facture d’hôpital est salée !

Même en ayant une assurance santé, vous pouvez avoir à payer quelques centaines, voire milliers de dollars pour un accouchement sans complication à l’hôpital. S’il est très difficile de connaître le prix moyen d’un accouchement aux États-Unis, on sait que dans des états comme le New Jersey ou New York, il est en moyenne plus élevé qu’en Utah ou qu’en Alabama. Il est aussi plus important pour une césarienne que pour un accouchement par voie basse.

Par ailleurs, les soins apportés au nouveau-né étant facturés à part, vous recevrez non pas une mais deux factures !

  • La rééducation du périnée est quasi inconnue

Très courante et prise en charge par l’Assurance maladie en France, la rééducation périnéale est rare de l’autre côté de l’Atlantique. Si vous souhaitez en bénéficier, vous devrez trouver un médecin ou un kinésithérapeute (physical therapist) formé à cette pratique, ce qui est assez compliqué. En pratique, vous pouvez consulter l’annuaire de l’American physical therapy association, et réduire vos recherches à la spécialité « women’s health ». Mais cela ne garantit pas que les kinés répertoriés connaissent tous la rééducation périnéale.

Lire aussi : Le suivi de votre grossesse aux États-Unis

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10 termes pour comprendre votre assurance santé américaine

Entre copay, coinsurance, deductible… pas facile de s’y retrouver ! Voici un glossaire des termes indispensables pour comprendre votre couverture santé.


Benefits

Ce sont toutes les prestations de soins, médicaments et dispositifs médicaux compris dans une formule d’assurance donnée. Les benefits de chaque plan sont détaillés dans ses documents descriptifs. À lire attentivement avant de signer.

Broker

Un broker ou agent est un professionnel indépendant ou appartenant à une entreprise, qui sert d’intermédiaire entre les compagnies d’assurances et les assurés. Il vous aide à trouver le plan qui convient à vos besoins et à y souscrire. Certains de ces brokers ne représentent qu’une seule compagnie d’assurances, d’autres proposent tous les plans existants. Ils peuvent également vous renseigner sur les aides auxquelles vous avez droit pour financer votre couverture santé. La bonne nouvelle : dans la majorité des cas, ils sont rémunérés par les compagnies d’assurances. Leur service est donc gratuit et passer par un broker n’augmentera pas le montant de vos cotisations.

Coinsurance

Il s’agit de la part du prix d’une prestation ou d’un médicament que vous avez à payer. Dans le système général de partage des coûts entre assuré et assurance, la coinsurance ne s’applique qu’après que vous vous soyez acquittés de la somme du deductible (franchise) et avant d’avoir atteint votre out-of-pocket maximum. Vous suivez ?

Copay (ou Copayment)

C’est un montant fixé à l’avance dans votre contrat d’assurance pour un type de prestation ou un médicament, que vous devez payer de votre poche. Exemple : un copay de 20$ pour une consultation chez le médecin. Attention, si votre contrat d’assurance comporte un deductible, le principe du copay ne s’applique qu’une fois le deductible atteint. Si vous n’avez pas encore atteint votre deductible, vous paierez la totalité du prix de la consultation.

Deductible

C’est le montant annuel total de dépenses en frais médicaux, hors cotisations, dont vous devez vous acquitter avant que votre assurance ne commence à payer.
Attention, n’entrent en compte dans le calcul du deductible que les prestations et médicaments qui pourraient être couverts par votre assurance.
Exemple : si votre deductible est de 2500$, vous devez payer les premiers 2500$ de dépenses couvertes par votre assurance avant de ne devoir payer que des copays ou de coinsurance.

À noter :
– Votre assurance peut rembourser certaines visites de prévention ou checkups avant que vous n’ayez atteint votre deductible.
– Vous pouvez être sujets à des différents deductibles pour les consultations, la pharmacie… De même, il y a généralement un deductible par personne et un deductible total pour les membres d’une famille.

Health Maintenance Organization (HMO)

C’est un type de managed healthcare, ou plus simplement, d’assurance santé. Avec un plan de type HMO, votre couverture est généralement limitée aux soins dispensés par des médecins ayant un accord avec votre assurance. Si vous consultez en dehors de ce réseau, vous ne serez pas couvert, à l’exception des soins d’urgence. Vous devrez également choisir un Primary Care Physician, une sorte de médecin traitant, qui vous orientera vers un spécialiste du réseau s’il ne peut vous soigner lui-même.
Les autres types d’assurances les plus répandus sont Preferred provider organization (PPO), Exclusive provider organization (EPO) et Point of service (POS).

Out-of-pocket maximum/limit

Il s’agit du montant annuel maximum que vous pouvez être amenés à payer pour les prestations et médicaments couverts par votre assurance santé. Après avoir atteint ce montant en payant les deductible, copays et coinsurance, bingo, votre assurance paie 100% des prestations qu’elle couvre.

Plan

C’est une formule d’assurance santé à laquelle votre employeur, broker ou autre vous propose d’adhérer. Les assurances santé américaines se déclinent généralement en quatre catégories de plans : Bronze, Silver, Gold et Platinum. Ils correspondent à quatre niveaux de partage des coûts. Plus le métal est précieux, plus le prix de la cotisation est élevé et moins vous n’aurez à payer pour vos frais médicaux.

Preferred provider organization (PPO)

C’est un type de managed healthcare, ou plus simplement, d’assurance santé. Avec un plan de type PPO, vous payez moins cher si vous consultez au sein du réseau de votre assurance. Vous êtes libres de consulter des médecins ou de vous rendre dans des structures de santé n’appartenant pas à ce réseau mais vous paierez une plus large part de vos soins.
Les autres types d’assurances les plus répandus sont Health Maintenance Organization (HMO), Exclusive provider organization (EPO) et Point of service (POS).

Premium

C’est simplement la cotisation mensuelle de votre assurance santé.

Pour en savoir plus : Healthcare.gov

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Aux États-Unis, une hospitalisation c’est 20% de revenus en moins

Une récente enquête montre que, lorsqu’ils sont hospitalisés, les quinquagénaires américains perdent en moyenne 20% de leurs revenus dans les trois ans suivant leur admission. Et cela même s’ils bénéficient d’une couverture santé.

On savait que se faire hospitaliser aux États-Unis pouvait engendrer des frais exorbitants. Mais ce n’est pas le seul coup dur financier que les patients doivent affronter. Une récente enquête citée par le New York Times s’est intéressée aux conséquences économiques à plus long terme des hospitalisations.

Elle montre qu’après un séjour à l’hôpital, de nombreux patients ne peuvent plus reprendre leur activité, doivent déposer le bilan, travailler à temps partiel ou occuper un emploi moins bien rémunéré. Une tendance plus forte chez les quinquagénaires que chez les plus jeunes, avec pour conséquence une baisse moyenne de 20% des revenus chez les personnes de cet âge, trois ans après leur admission.

Cette enquête pointe également que si les assurances santé couvrent une grande partie des frais médicaux, le risque de perte de revenus après un accident ou une maladie n’est que très rarement couvert aux États-Unis.

Lire l’article du New York Times « Getting Sick Can Be Really Expensive, Even for the Insured ».

Quelle assurance santé choisir aux États-Unis ?

Soyons clairs, partir aux États-Unis sans couverture santé est une mauvaise idée ! Le prix des soins et des médicaments y sont extrêmement élevés. Selon votre situation, vous pouvez être amenés à trouver et souscrire une formule par vous-même. Voici les différentes catégories d’assurances et les questions à se poser pour faire le meilleur choix.


  • Les différentes catégories d’assurances santé

Une assurance santé américaine

Exemples : Blue Cross/Blue Shield, Kaiser Permanente, Humana, Aetna, United Healthcare… pour ne citer que les plus importantes. Leurs plans (formules) appartiennent en général à deux grandes catégories : health maintenance organization (HMO) ou preferred provider organization (PPO).

Avantages :
Ces assurances sont compliant Obamacare*.
Vos médecins et pharmaciens en connaissent le fonctionnement. Ils ont l’habitude de travailler avec et peuvent la contacter facilement pour vérifier vos droits.

Inconvénients :
Si vous ne souscrivez pas à la Caisse des Français de l’étranger (CFE), vous renoncez à la continuité de vos droits à la Sécurité sociale française.
Sans couverture CFE et si vous rentrez en France pour des vacances, vous devez veiller à ce que vos garanties vous couvrent à l’étranger.

Pour souscrire une assurance santé américaine :
Rendez-vous sur le site de l’Affordable Care Act Marketplace et vérifiez si vous avez le droit de bénéficier d’un tarif réduit sur vos cotisations (premiums). La période de souscription à ces formules subventionnées (Open Enrollment) s’ouvre tous les ans à l’automne pour quelques mois. Si vous avez connu un changement important dans votre vie, vous pouvez obtenir une dérogation afin d’y souscrire en dehors de cette période.

Vous n’êtes pas éligible aux réductions prévues par l’Affordable Care Act ? Vous pouvez souscrire une assurance :
– via le site site de l’Affordable Care Act Marketplace (vous ne bénéficierez pas des subventions) ;
– directement auprès d’une assurance ;
– auprès d’un agent (insurance agent) ou d’un courtier (broker). Ils vous aideront à trouver la formule qui vous correspond et à y souscrire. En général, vous ne payez pas plus cher à passer par eux puisqu’ils sont payés par les assurances dont ils proposent les formules.
– auprès d’un revendeur d’assurance santé en ligne.

À noter : votre employeur peut également vous proposer plusieurs assurances santé au choix et vous offrir la possibilité d’en changer une fois par an.

Une assurance internationale ou assurance pour expatrié

Exemples : April International, MSH International, Chapka Assurances…

Avantages :
Certaines assurance internationales vous couvrent « au premier dollar dépensé ».
Les formules proposées sont flexibles et ajustables à vos besoins.
Vous pouvez coupler certaines formules à la Caisse des Français de l’étranger afin de garder vos droits à la Sécurité sociale française.

Inconvénients :
La plupart de ces assurances ne sont pas compliant Obamacare*.
Vous médecins et pharmaciens ne les connaissent pas, il vous faudra donc souvent leur donner un numéro à appeler pour vérifier vos droits.
Vous devrez parfois avancer les frais et vous faire rembourser par la suite.
Les soins supérieurs à une somme donnée peuvent être soumis à un accord préalable.

Pour souscrire une assurance internationale :
Demandez des devis aux différents assureurs et comparez-les. Vous pouvez souscrire à n’importe quel moment de l’année, mais veillez à être couverts dès le début de votre séjour aux États-Unis.

La Caisse des Français de l’étranger (CFE)

La CFE propose trois assurances :
– Maladie, maternité, invalidité
– Accidents du travail & maladies professionnelles
– Vieillesse (Retraite de la Sécurité sociale)

Elle propose aussi l’offre FrancExpat Santé CFE. Celle-ci vous couvre uniquement lors de vos séjours temporaires en France pour la maladie, la maternité et l’hospitalisation, à hauteur des tarifs de base de la Sécurité sociale.

À noter : Vous pouvez coupler la CFE avec une assurance américaine ou internationale.

Avantages :
Vous continuez à bénéficier du régime de l’Assurance Maladie française durant votre séjour aux États-Unis.
Si vous décidez de rentrer définitivement, vos droits à la Sécurité sociale n’auront donc pas été interrompus.
La CFE a passé des accords de gestion avec des complémentaires dont certaines sont compliant Obamacare*,

Inconvénients :
La CFE seule n’est pas compliant Obamacare*.
Le niveau de couverture santé proposé est calculé sur la base des tarifs de la Sécurité sociale française, donc largement insuffisant pour les États-Unis.
Coupler la CFE avec une assurance américaine ou internationale est la solution la plus onéreuse.
Les médecins et pharmaciens américains ne connaissent pas la CFE.
Vous devez renvoyer vos feuilles de soins à la CFE à moins que votre assurance internationale couplée à la CFE ne s’en charge elle-même.

Pour vous inscrire à la CFE :
Rendez-vous sur Cfe.fr.

Une assurance voyage

Une assurance voyage vous couvre lors d’un séjour temporaire aux Etats-Unis, par exemple pour des vacances, un séjour au pair ou des études. Généralement, leurs offres sont valables pour des séjours de moins d’un an.

Exemples : AVI, Allianz Travel, l’assurance voyage que vous souscrivez en achetant vos billets d’avion pour les États-Unis, l’assurance voyage inclue dans votre carte bancaire…

Avantage :
Pour une somme modique ou nulle, vous êtes couverts en cas d’accident ou de maladie durant votre séjour aux États-Unis.

Inconvénients :
Vous aurez à avancer vos frais médicaux, à moins que l’assurance ne vous donne le contact d’un médecin de son réseau.
Vous serez remboursés avec un délai qui peut être long pour les frais avancés. Exemple : en cas d’accident aux États-Unis, votre dossier sera d’abord traité par l’Assurance maladie française (si vous êtes couverts) pour une éventuelle prise en charge -certains accidents à l’étranger pouvant être couverts en partie-, puis par votre assurance voyage. Vous ne serez remboursés de vos frais médicaux qu’au bout de plusieurs mois.
Ces assurances voyage ne sont pas compliant Obamacare*.

Pour souscrire une assurance voyage :
Renseignez-vous auprès de votre banque pour savoir si vous disposez déjà d’une assurance voyage avec votre carte bancaire. Vérifiez qu’elle couvre bien vos frais médicaux (pas seulement le rapatriement), votre famille, et s’il est nécessaire ou non de payer vos billets d’avion avec. Demandez votre attestation d’assurance et le numéro de téléphone à contacter en cas de besoin et gardez-les avec vous lors de votre séjour.

Si vous n’êtes pas couverts par l’assurance de votre carte bancaire, demandez des devis auprès de différents assureurs et comparez-les avant de choisir.

* Si vous êtes résident fiscal aux États-Unis, la loi vous impose de souscrire une assurance compliant Obamacare, c’est-à-dire compatible avec l’Affordable Care Act. Si vous ne le faites pas, vous devrez payer une majoration d’impôt (au minimum $695 pour un adulte célibataire en 2017).

 

  • Les questions que vous devez vous poser avant de choisir une assurance santé

– Quelles dépenses de santé pouvez-vous déjà prévoir ? Seront-elles couverte par votre assurance ? Exemple : soins préventifs, grossesse, traitements de longue durée, renouvellement de lunettes…

– Avez-vous besoin d’être couverts pendant vos séjours en France ou à l’étranger en dehors des États-Unis ?

– Préférez-vous pouvoir consulter n’importe quel médecin en étant couverts ou pouvez-vous vous limiter à ceux d’un réseau d’assurance ? C’est la principale différence entre assurances de types HMO et PPO.

– Si vous vivez déjà aux États-Unis et avez l’habitude de consulter plusieurs médecins, pourrez-vous toujours allez les voir en étant correctement couverts ou devrez-vous en changer ?

– Si vous consultez régulièrement un spécialiste pour une maladie peu commune, comment serez-vous remboursés de ses consultations ?

– Vous habitez tout près d’un hôpital ou d’une structure médicale importante : pourrez-vous y consulter en étant couverts ?

– Quelle est la somme maximum annuelle que vous pouvez avoir à payer de votre poche avec telle ou telle formule ? Disposez-vous de cette somme ?

– Considérez votre cotisation mensuelle et votre reste à charge pour une consultation classique chez le médecin généraliste lorsque vous comparez différentes assurances.

Vous avez du mal à choisir votre assurance santé ? Vous n’êtes pas satisfait de la vôtre ? Laissez un commentaire sous cet article ou dans notre groupe Facebook !

Le suivi de grossesse

Fréquence des consultations, échographies, calcul du terme… Aux États-Unis, le suivi de votre grossesse est un peu différent de celui que vous auriez eu en France. Voilà les grandes étapes du parcours auquel vous pouvez vous attendre.

Important : Le suivi de votre grossesse peut varier selon le niveau de risque de votre grossesse et les habitudes du professionnel de santé qui vous suit.

  • Qui peut suivre votre grossesse ?

Plusieurs types de professionnels de santé peuvent vous accompagner tout au long de votre grossesse. Vous êtes libres de choisir celui qui vous convient le mieux, en fonction de l’endroit où vous voulez accoucher, de votre assurance santé, des recommandations que l’on vous en fait, etc. Cela peut être :

– Un gynécologue-obstétricien (obstetrician-gynecologist – OB/GYN). C’est le professionnel à consulter en priorité en cas de cas grossesse à risque. À noter qu’il peut ne pas pratiquer les échographies lui-même mais les déléguer à un échographiste.

– Un médecin généraliste ou médecin de famille (family practice doctor). Certains pratiques eux-mêmes les accouchements par voie basse mais il est rare qu’ils pratiquent les césariennes.

– Une sage-femme (midwife). Un choix pertinent en cas de grossesse à faible risque, et si l’on souhaite accoucher chez soi. En cas de problème, la sage-femme doit être en mesure de vous orienter rapidement vers un obstétricien.

Qu’est-ce qu’une doula ?

Une doula n’est pas une professionnelle de santé mais plutôt une coach qui vous soutient, vous et votre partenaire, avant et pendant l’accouchement. Elle vous apprend par exemple à bien respirer, à vous relaxer et à prendre de bonnes positions durant le travail. Les doulas sont certifiées par des associations professionnelles. Certaines assurances prennent en charge leur coût.

  • Comment se déroulent les consultations prénatales (prenatal checkups) ?

Si votre grossesse ne comporte pas de risque particulier, vous verrez votre médecin ou votre sage-femme :

une fois par mois jusqu’à la 28e semaine d’aménorrhée,

toutes les deux semaines de la 28e à la 36e semaine,

toutes les semaines après la 36e semaine.

Lors de la première consultation chez le docteur, celui-ci vous pose des questions sur votre santé, vous examine, vous fait une prise de sang qui confirmera la grossesse et calcule votre date de terme. Si nécessaire, il peut aussi pratiquer un frottis et mettre à jour vos vaccins, certains d’entre eux étant autorisés durant la grossesse.

Lors des consultations suivantes, une infirmière vous pèse, prend votre tension, vous demande un échantillon d’urine et, parfois, mesure votre tour de ventre. En général, le médecin ne vous voit qu’une minute pour écouter le cœur du fœtus. Vous aurez aussi ponctuellement des examens de routines à passer.

  • Quels sont les principaux examens qui vont rythmer votre grossesse ?

Première consultation

Votre docteur ou sage-femme vous fait passer une série d’examens, notamment sanguins. Ceux-ci visent à déterminer votre groupe sanguin, écarter la présence de maladies infectieuses telles que l’hépatite B, le VIH…

Durant le premier trimestre 

– Entre la 11e et la 14e semaine d’aménorrhée : évaluation du risque de trisomie 21 et d’autres anomalies. Le professionnel qui vous suit (ou un échographiste) mesure la clarté nucale du fœtus lors d’une échographie. On vous demande aussi une prise de sang. Celle-ci peut être appelée maternal serum screen, quad screen, triple screen, AFP…

Durant le deuxième trimestre 

– Entre la 26e et la 28e semaine d’aménorrhée : dépistage du diabète gestationnel (glucose challenge screening). Vous devez vous rendre dans un laboratoire d’analyses pour effectuer deux prises de sang, avant et après avoir bu une boisson sucrée.

Durant le troisième trimestre 

Profil biophysique (BPP). On vous fait passer une échographie et on mesure des battements du cœur du fœtus pour évaluer son état de santé.

– Entre la 36e et la 37e semaine d’aménorrhée : dépistage d’une infection à streptocoques du groupe B (Group B streptococcus- GBS). Votre médecin ou sage-femme réalise un prélèvement qu’il envoie à un laboratoire d’analyses.

Durée de la grossesse

Aux États-Unis, votre terme (due date) est fixé à 40 semaines d’aménorrhée contre 41 en France. Si votre bébé n’arrive pas au bout des 40 semaines, le médecin vous laisse environ une semaine de plus avant de vous proposer un déclenchement.

Pour en savoir plus : Womenshealth.gov

Lire aussi : Avoir un enfant aux États-Unis : ce qui risque de vous surprendre !

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