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Dépistages, vaccins, bilans de santé : la prévention aux États-Unis

Pour rester en bonne santé et éviter les facture médicales salées, mieux vaut miser sur la prévention lorsqu’on vit aux États-Unis… Le point en 5 réponses.


Qu’est-ce qu’un acte de prévention ?

Les actes de prévention (preventive care) sont ceux qui visent à prévenir les maladies ou à les dépister au plus tôt, afin de les traiter plus efficacement et à moindre frais. Il s’agit principalement des bilans de santé (physical exams), des vaccins (immunizations) et des dépistages (screenings).

Pourquoi faut-il « penser prévention » aux États-Unis ?

Pour rester en bonne santé bien sûr, mais aussi pour éviter de devoir payer des sommes exorbitantes pour des traitements qui auraient pu être évités. Vous vous en souvenez peut-être : en France, l’Assurance maladie organise des actions de prévention à destination de tous les assurés. Un budget conséquent est investi dans la santé des Français dès leur naissance. Objectif : éviter qu’ils ne soient malades plus tard et, par la même occasion, réduire les futurs frais médicaux qu’il faudra prendre en charge collectivement.

Le système de santé américain ne fonctionne pas de la même façon. Aux États-Unis, votre assurance privée n’a pas d’intérêt financier fort à prévenir l’apparition de vos futures maladies. L’assurance qui vous couvre aujourd’hui n’aura probablement pas à couvrir vos futurs problèmes de santé. Premièrement, parce que vous changez régulièrement d’assurance au cours de votre vie, lorsque vous changez d’employeur ou que vous déménagez par exemple. Et deuxièmement, parce qu’après 65 ans, à l’âge auquel de nombreuses maladies chroniques coûteuses apparaissent, vous êtes couverts par le programme Medicare, géré par le gouvernement.

C’est parce que les assurances avaient tendance à mal rembourser les actes de prévention que l’Affordable Care Act (Obamacare) a imposé aux assurances privées d’en couvrir entièrement un certain nombre.

Les actes de prévention sont-ils gratuits ?

Oui, dans certains cas. Si vous avez souscrit une assurance santé conforme aux règles de l’Affordable Care Act (Obamacare), votre assurance vous rembourse entièrement une liste d’actes préventifs du moment que le professionnel de santé consulté appartient au réseau de votre assurance. La liste comporte par exemple le vaccin contre la grippe, le dépistage du cancer colorectal pour les 50-75 ans, les mammographies de dépistage du cancer du sein pour les femmes de plus de 40 ans… Vos contrats d’assurance (médicale, dentaire et vision) peuvent couvrir d’autres actes de prévention en totalité, une information à consulter dans le détail de vos garanties.

Si vous êtes couverts par le programme Medicare, vous bénéficiez aussi d’une liste de soins préventifs sans reste à charge, à certaines conditions.

Qu’est-ce qui n’est pas ou pas entièrement remboursé ?

Même si votre contrat d’assurance est « compliant Obamacare », il se peut que vous deviez payer certains actes de prévention en partie ou en totalité, selon ce que prévoit votre contrat d’assurance. Exemples :

  • Des vaccins et des dépistages ne faisant pas partie de la liste d’actes entièrement remboursés.
  • Des tests à visée diagnostique. Votre médecin peut vous en faire passer après avoir détecté une anomalie lors d’un examen de dépistage, comme une mammographie.
  • Votre consultation pour un bilan de santé si vous abordez un nouveau problème avec votre médecin. Dans ce cas, la consultation complète ne sera pas considérée comme un acte de prévention.

Comment savoir de quels actes de prévention vous avez besoin ?

Le plus souvent, c’est votre médecin généraliste (primary care provider) qui vous fait passer vos bilans de santé et vous recommande des tests et vaccins en fonction de votre âge, de vos antécédents familiaux, de votre état de santé… Cela peut également être le pédiatre de votre enfant ou un spécialiste, comme un gynécologue lors du suivi d’une grossesse.

Bon à savoir : Si vous souhaitez connaître les actions de prévention et de dépistages qui vous auraient été recommandés en France, vous pouvez consulter le site de l’Assurance maladie.

Lire aussi : Trouver un médecin aux États-Unis

Réduire vos frais de santé aux États-Unis

Réduire vos frais de santé aux États-Unis

Aux États-Unis, votre santé représente un budget qu’il faut apprendre à maîtriser.


Gérer financièrement sa santé aux US commence bien avant de tomber malade. Les examens de prévention peuvent vous faire économiser des frais de santé sur le long terme, notamment en permettant de traiter certaines maladies avant qu’elles ne deviennent graves. Renseignez-vous auprès de votre assurance santé pour connaître les soins préventifs et dépistages qu’elle couvre intégralement et n’hésitez pas à en bénéficier. Si elle est compatible avec l’Affordable Care Act (Obamacare), votre assurance doit couvrir une liste de services sans reste à charge lorsque le fournisseur de soin (médecin, pharmacie…) consulté appartient à son réseau. C’est notamment le cas du vaccin contre la grippe, des examens de routine (physical exam), ou des mammographies pour les femmes de plus de 40 ans.

Autre bon réflexe : souscrivez une assurance santé dès votre installation dans le pays et avant d’en avoir besoin en urgence. Choisissez un contrat d’assurance santé au plus près de vos besoins et de votre budget. Pensez à le mettre à jour lorsque vos besoins évoluent et que vous en avez le droit. En général, vous pouvez souscrire un nouveau plan une fois par an durant la période d’open enrollment et lorsque votre situation change : mariage, naissance…

Maîtriser vos frais de santé chez le médecin

– Lorsque vous prenez rendez-vous chez un médecin, donnez au secrétariat médical l’objet précis de votre consultation, et rappelez-le une nouvelle fois lorsque vous arrivez au cabinet. Si au cours de votre visite on vous prépare à des examens ou actes supplémentaires, demandez à en savoir plus sur leur nécessité et s’ils seront pris en charge par votre assurance. Par exemple, certains dentistes vous font passer des radiographies dentaires pour repérer des caries lors de chaque détartrage qu’ils recommandent tous les 6 mois. Votre assurance peut vous rembourser intégralement le détartrage mais elle peut refuser de rembourser des radiographies dentaires aussi fréquemment.

– Votre traitement peut nécessiter l’intervention de plusieurs professionnels de santé travaillant dans le même cabinet de médecin. Dans ce cas, vérifiez que l’ensemble de vos fournisseurs de soin (providers)soient bien dans votre réseau d’assurance. Par exemple : votre gynécologue accepte votre assurance mais ce n’est peut-être pas le cas de l’échographe qui travaille dans son cabinet. Votre chirurgien accepte votre assurance, mais l’anesthésiste de l’hôpital peut ne pas l’accepter. Si votre assurance ne couvre pas un praticien ou un établissement recommandé, vous pouvez lui demander qu’elle vous en propose un autre appartenant à son réseau ou en chercher un vous-même dans son annuaire en ligne.

Bon à savoir : Vous n’avez pas vu votre médecin depuis quelques années ? Il se peut qu’il n’accepte plus votre assurance… Posez la question à son secrétariat au moment de prendre un nouveau rendez-vous.

– Vous n’avez pas de médecin généraliste ou votre médecin habituel n’est pas disponible ? Il existe des alternatives économiques pour les petits bobos et infections non sérieuses : rhume, maux de gorge, infection urinaires, conjonctivite, petite coupure… Il s’agit des convenience care clinics ou retail clinics que l’on trouve typiquement dans les grandes chaînes de pharmacies (MinuteClinic pour CVS Pharmacy, Healthcare Clinic pour Walgreens par exemple) ou les supermarchés (Walmart Care Clinic, The Little Clinic pour Kroger, Target Clinic, etc.). Dans ces centres de santé accessibles sans rendez-vous, vous voyez le plus souvent un(e) infirmirer(ère) ou un « physician assistant », un médecin assistant qui pratique sous le contrôle d’un médecin.

– Consulter un médecin à distance peut revenir moins cher qu’une consultation en personne. Certaines assurances vous proposent un portail de consultation de médecins et d’infirmiers à distance.

– Comparez et tentez de négocier les prix des soins. Aux États-Unis, les soins n’ont pas de prix fixe. Certains providers acceptent de négocier. Votre marge de négociation est d’autant plus élevée si de nombreux autres médecins proposent l’acte dont vous avez besoin à proximité. Vous pouvez également demander un rabais si vous payez en cash, par exemple si vous décidez de ne pas passer par votre assurance en raison d’un deductible élevé. De même, si votre praticien accepte Medicare ou Medicaid, vous pouvez tenter de demander de payer le même tarif facturé aux patients couverts par ces programmes.

Faire baisser votre facture d’hôpital

Vous vous préparez à être hospitalisé ? Si vous avez une assurance de type PPO, vérifiez si possible à l’avance que tous les professionnels de santé qui vont vous prendre en charge lors de votre séjour font partie de votre réseau d’assurance. Si ce n’est pas le cas, demandez au secrétariat de votre médecin ou de l’hôpital de vous orienter vers d’autres praticiens.

Demandez aussi le prix de votre intervention et des examens associés par écrit au préalable. Vous pourrez réaliser certains actes pour beaucoup moins cher dans des centres de radiologie ou des laboratoires d’analyses en dehors de l’hôpital.

Avec l’accord de l’équipe médicale, vous avez le droit d’apporter vos médicaments habituels et vos propres dispositifs médicaux : cane, déambulateur, appareil pour l’apnée du sommeil… Pensez-y car acheter des médicaments à la pharmacie de l’hôpital et louer du matériel médical pendant votre séjour alors que vous avez les mêmes chez vous peut faire grimper votre facture inutilement.

– Vous avez reçu une facture d’hôpital ? Avant de la payer, demandez une facture détaillée (itemized bill) et vérifiez que l’hôpital n’a pas fait d’erreur, ce qui arrive souvent. Cette facture détaillée vous servira aussi de base pour négocier le prix de certains actes.

Bon à savoir : Parce que les factures médicales sont souvent exorbitantes, il existe aux États-Unis des défenseurs des patients spécialisés : les Medical Billing Advocates. Recourir à leurs services peut être intéressant, notamment si vous avez reçu plusieurs factures complexes, aux montants élevés, qui vous semblent erronées ou que votre assurance refuse de prendre en charge pour des raisons que vous ne comprenez pas.

Urgent care ou emergency room ?

Il existe deux types de structures médicales d’urgence aux Etats-Unis : d’une part l’urgent care center qui regroupe des médecins et autres professionnels de santé, et de l’autre, l’emergency roomqui met à disposition des médecins urgentistes, des chirurgiens, et davantage de matériel d’examens (radiographies…). L’urgent care peut être comparé à une Maison médicale de garde française alors que l’emergency room serait plutôt un service d’urgence hospitalier. Si vous pensez que votre problème peut être soigné par un généraliste, que vous n’avez pas besoin d’examens urgents et que votre vie n’est pas en danger, vous rendre à l’urgent care plutôt qu’en emergency room peut vous faire économiser plusieurs centaines de dollars.

Bon à savoir :  Votre plan appartient au Marketplace de l’Affordable Care Act ? Si vous allez dans une emergency room en dehors du réseau de votre assurance, vos copay et coinsurance ne seront pas plus élevés que ceux d’une emergency room appartenant au réseau de votre assurance.

Déduire vos frais médicaux de vos impôts

L’Internal Revenue Service (IRS) vous autorise à déduire une partie vos frais médicaux de vos impôts, à certaines conditions. Votre employeur peut également vous proposer de mettre une somme sur un compte (Flexible Spending AccountFSA) qui ne sera pas imposée et que vous n’avez le droit d’utiliser que pour payer vos dépenses médicales.

Lire aussi : Pharmacie : comment payer vos médicaments moins chers ?

Vous connaissez d’autres moyens de réduire ses frais de santé aux États-Unis ? Laissez un commentaire sous cet article ou rejoignez notre groupe Facebook !

Source : Your Best Health Care Now: Get Doctor Discounts, Save With Better Health Insurance, Find Affordable Prescriptions. Frank Lalli. Touchstone, 2016.

Aux États-Unis, une hospitalisation c’est 20% de revenus en moins

Une récente enquête montre que, lorsqu’ils sont hospitalisés, les quinquagénaires américains perdent en moyenne 20% de leurs revenus dans les trois ans suivant leur admission. Et cela même s’ils bénéficient d’une couverture santé.

On savait que se faire hospitaliser aux États-Unis pouvait engendrer des frais exorbitants. Mais ce n’est pas le seul coup dur financier que les patients doivent affronter. Une récente enquête citée par le New York Times s’est intéressée aux conséquences économiques à plus long terme des hospitalisations.

Elle montre qu’après un séjour à l’hôpital, de nombreux patients ne peuvent plus reprendre leur activité, doivent déposer le bilan, travailler à temps partiel ou occuper un emploi moins bien rémunéré. Une tendance plus forte chez les quinquagénaires que chez les plus jeunes, avec pour conséquence une baisse moyenne de 20% des revenus chez les personnes de cet âge, trois ans après leur admission.

Cette enquête pointe également que si les assurances santé couvrent une grande partie des frais médicaux, le risque de perte de revenus après un accident ou une maladie n’est que très rarement couvert aux États-Unis.

Lire l’article du New York Times « Getting Sick Can Be Really Expensive, Even for the Insured ».

Quelle assurance santé choisir aux États-Unis ?

Soyons clairs, partir aux États-Unis sans couverture santé est une mauvaise idée ! Le prix des soins et des médicaments y sont extrêmement élevés. Selon votre situation, vous pouvez être amenés à trouver et souscrire une formule par vous-même. Voici les différentes catégories d’assurances et les questions à se poser pour faire le meilleur choix.


  • Les différentes catégories d’assurances santé

Une assurance santé américaine

Exemples : Blue Cross/Blue Shield, Kaiser Permanente, Humana, Aetna, United Healthcare… pour ne citer que les plus importantes. Leurs plans (formules) appartiennent en général à deux grandes catégories : health maintenance organization (HMO) ou preferred provider organization (PPO).

Avantages :
Ces assurances sont compliant Obamacare*.
Vos médecins et pharmaciens en connaissent le fonctionnement. Ils ont l’habitude de travailler avec et peuvent la contacter facilement pour vérifier vos droits.

Inconvénients :
Si vous ne souscrivez pas à la Caisse des Français de l’étranger (CFE), vous renoncez à la continuité de vos droits à la Sécurité sociale française.
Sans couverture CFE et si vous rentrez en France pour des vacances, vous devez veiller à ce que vos garanties vous couvrent à l’étranger.

Pour souscrire une assurance santé américaine :
Rendez-vous sur le site de l’Affordable Care Act Marketplace et vérifiez si vous avez le droit de bénéficier d’un tarif réduit sur vos cotisations (premiums). La période de souscription à ces formules subventionnées (Open Enrollment) s’ouvre tous les ans à l’automne pour quelques mois. Si vous avez connu un changement important dans votre vie, vous pouvez obtenir une dérogation afin d’y souscrire en dehors de cette période.

Vous n’êtes pas éligible aux réductions prévues par l’Affordable Care Act ? Vous pouvez souscrire une assurance :
– via le site site de l’Affordable Care Act Marketplace (vous ne bénéficierez pas des subventions) ;
– directement auprès d’une assurance ;
– auprès d’un agent (insurance agent) ou d’un courtier (broker). Ils vous aideront à trouver la formule qui vous correspond et à y souscrire. En général, vous ne payez pas plus cher à passer par eux puisqu’ils sont payés par les assurances dont ils proposent les formules.
– auprès d’un revendeur d’assurance santé en ligne.

À noter : votre employeur peut également vous proposer plusieurs assurances santé au choix et vous offrir la possibilité d’en changer une fois par an.

Une assurance internationale ou assurance pour expatrié

Exemples : April International, MSH International, Chapka Assurances…

Avantages :
Certaines assurance internationales vous couvrent « au premier dollar dépensé ».
Les formules proposées sont flexibles et ajustables à vos besoins.
Vous pouvez coupler certaines formules à la Caisse des Français de l’étranger afin de garder vos droits à la Sécurité sociale française.

Inconvénients :
La plupart de ces assurances ne sont pas compliant Obamacare*.
Vous médecins et pharmaciens ne les connaissent pas, il vous faudra donc souvent leur donner un numéro à appeler pour vérifier vos droits.
Vous devrez parfois avancer les frais et vous faire rembourser par la suite.
Les soins supérieurs à une somme donnée peuvent être soumis à un accord préalable.

Pour souscrire une assurance internationale :
Demandez des devis aux différents assureurs et comparez-les. Vous pouvez souscrire à n’importe quel moment de l’année, mais veillez à être couverts dès le début de votre séjour aux États-Unis.

La Caisse des Français de l’étranger (CFE)

La CFE propose trois assurances :
– Maladie, maternité, invalidité
– Accidents du travail & maladies professionnelles
– Vieillesse (Retraite de la Sécurité sociale)

Elle propose aussi l’offre FrancExpat Santé CFE. Celle-ci vous couvre uniquement lors de vos séjours temporaires en France pour la maladie, la maternité et l’hospitalisation, à hauteur des tarifs de base de la Sécurité sociale.

À noter : Vous pouvez coupler la CFE avec une assurance américaine ou internationale.

Avantages :
Vous continuez à bénéficier du régime de l’Assurance Maladie française durant votre séjour aux États-Unis.
Si vous décidez de rentrer définitivement, vos droits à la Sécurité sociale n’auront donc pas été interrompus.
La CFE a passé des accords de gestion avec des complémentaires dont certaines sont compliant Obamacare*,

Inconvénients :
La CFE seule n’est pas compliant Obamacare*.
Le niveau de couverture santé proposé est calculé sur la base des tarifs de la Sécurité sociale française, donc largement insuffisant pour les États-Unis.
Coupler la CFE avec une assurance américaine ou internationale est la solution la plus onéreuse.
Les médecins et pharmaciens américains ne connaissent pas la CFE.
Vous devez renvoyer vos feuilles de soins à la CFE à moins que votre assurance internationale couplée à la CFE ne s’en charge elle-même.

Pour vous inscrire à la CFE :
Rendez-vous sur Cfe.fr.

Une assurance voyage

Une assurance voyage vous couvre lors d’un séjour temporaire aux Etats-Unis, par exemple pour des vacances, un séjour au pair ou des études. Généralement, leurs offres sont valables pour des séjours de moins d’un an.

Exemples : AVI, Allianz Travel, l’assurance voyage que vous souscrivez en achetant vos billets d’avion pour les États-Unis, l’assurance voyage inclue dans votre carte bancaire…

Avantage :
Pour une somme modique ou nulle, vous êtes couverts en cas d’accident ou de maladie durant votre séjour aux États-Unis.

Inconvénients :
Vous aurez à avancer vos frais médicaux, à moins que l’assurance ne vous donne le contact d’un médecin de son réseau.
Vous serez remboursés avec un délai qui peut être long pour les frais avancés. Exemple : en cas d’accident aux États-Unis, votre dossier sera d’abord traité par l’Assurance maladie française (si vous êtes couverts) pour une éventuelle prise en charge -certains accidents à l’étranger pouvant être couverts en partie-, puis par votre assurance voyage. Vous ne serez remboursés de vos frais médicaux qu’au bout de plusieurs mois.
Ces assurances voyage ne sont pas compliant Obamacare*.

Pour souscrire une assurance voyage :
Renseignez-vous auprès de votre banque pour savoir si vous disposez déjà d’une assurance voyage avec votre carte bancaire. Vérifiez qu’elle couvre bien vos frais médicaux (pas seulement le rapatriement), votre famille, et s’il est nécessaire ou non de payer vos billets d’avion avec. Demandez votre attestation d’assurance et le numéro de téléphone à contacter en cas de besoin et gardez-les avec vous lors de votre séjour.

Si vous n’êtes pas couverts par l’assurance de votre carte bancaire, demandez des devis auprès de différents assureurs et comparez-les avant de choisir.

* Si vous êtes résident fiscal aux États-Unis, la loi vous impose de souscrire une assurance compliant Obamacare, c’est-à-dire compatible avec l’Affordable Care Act. Si vous ne le faites pas, vous devrez payer une majoration d’impôt (au minimum $695 pour un adulte célibataire en 2017).

 

  • Les questions que vous devez vous poser avant de choisir une assurance santé

– Quelles dépenses de santé pouvez-vous déjà prévoir ? Seront-elles couverte par votre assurance ? Exemple : soins préventifs, grossesse, traitements de longue durée, renouvellement de lunettes…

– Avez-vous besoin d’être couverts pendant vos séjours en France ou à l’étranger en dehors des États-Unis ?

– Préférez-vous pouvoir consulter n’importe quel médecin en étant couverts ou pouvez-vous vous limiter à ceux d’un réseau d’assurance ? C’est la principale différence entre assurances de types HMO et PPO.

– Si vous vivez déjà aux États-Unis et avez l’habitude de consulter plusieurs médecins, pourrez-vous toujours allez les voir en étant correctement couverts ou devrez-vous en changer ?

– Si vous consultez régulièrement un spécialiste pour une maladie peu commune, comment serez-vous remboursés de ses consultations ?

– Vous habitez tout près d’un hôpital ou d’une structure médicale importante : pourrez-vous y consulter en étant couverts ?

– Quelle est la somme maximum annuelle que vous pouvez avoir à payer de votre poche avec telle ou telle formule ? Disposez-vous de cette somme ?

– Considérez votre cotisation mensuelle et votre reste à charge pour une consultation classique chez le médecin généraliste lorsque vous comparez différentes assurances.

Vous avez du mal à choisir votre assurance santé ? Vous n’êtes pas satisfait de la vôtre ? Laissez un commentaire sous cet article ou dans notre groupe Facebook !

Trouver un médecin aux États-Unis

Vous êtes expatriés aux États-Unis ou simplement en voyage dans ce pays, et avez besoin de voir un médecin ? Voici la marche à suivre en fonction de votre situation.


Vous avez besoin de consulter un médecin ou un spécialiste ? Si votre état nécessite une attention médicale immédiate, appelez le 911 pour être orienté vers un service d’urgence. Sinon, la marche à suivre dépend principalement du type d’assurance santé auquel vous avez souscrit.

  • Votre assurance santé est de type HMO (health maintenance organization

Traditionnellement, ce type de contrat vous oblige à consulter votre « médecin traitant » (primary care physician – PCP) si votre affection ne relève pas de l’urgence. S’il ne peut pas vous soigner lui-même, votre PCP vous orientera vers un spécialiste appartenant au réseau de votre assurance (referral). Si vous décidez finalement de consulter un spécialiste hors réseau, votre assurance ne vous couvrira pas, ou alors pas aussi bien.

À noter que pour certains soins de prévention, chez le gynécologue ou le dentiste par exemple, et si le praticien appartient au réseau de votre assurance, la case médecin traitant n’est pas obligatoire. Renseignez-vous auprès de votre assurance avant de prendre rendez-vous.

  • Votre assurance santé est de type PPO (preferred provider organization

Vous êtes libre de consulter n’importe quel médecin généraliste ou spécialiste mais vous serez mieux remboursé s’il appartient au réseau de votre assurance (ex. Aetna). Pour trouver un bon praticien, rien de tel que le bouche-à-oreille. Vous souhaitez qu’il parle français ? Demandez conseil à des Francophones. Vous avez besoin d’une intervention particulière ? Vous pouvez par exemple demander une recommandation aux membres d’un forum en ligne dédié à votre affection. Enfin, comme en France, votre médecin généraliste peut vous orienter vers un spécialiste.

Maintenant que vous avez une liste de praticiens recommandés, vérifiez qu’ils appartiennent au réseau de votre assurance. Pour cela, vous pouvez appeler votre assurance, ou chercher le praticien sur l’annuaire en ligne du réseau qu’elle utilise. Certains annuaires contiennent davantage de détails :  hôpital d’affiliation, diplômes, langues parlées, etc.

Avant de prendre rendez-vous, vous pouvez consulter les « reviews » (critiques, bonnes et mauvaises) que d’autres patients ont laissés à propos de ce médecin sur Internet. Si les mauvaises critiques pointent des défauts qui ne vous gênent pas, c’est plutôt rassurant.

Vous attendez un enfant ?

Pour un couverture optimale, vérifiez que votre gynécologue ET l’hôpital dans lequel il pratique les accouchements font partie du réseau de votre assurance.

  • Vous êtes en vacances aux États-Unis et êtes couverts par une assurance voyage 

Votre carte bancaire française peut inclure une assurance couvrant vos frais de santé, en cas de maladie ou d’accident. Si ce n’est pas le cas, vous bénéficiez peut-être de telles garanties si vous avez souscrit une assurance associée à votre billet d’avion par exemple.

Si vous êtes couverts par une assurance voyage, elle peut vous orienter vers un médecin de son réseau sur votre lieu de vacances. Mieux vaut donc l’appeler avant de chercher un praticien vous-même.

  • Vous n’avez pas d’assurance santé

Vous êtes libres de consulter n’importe quel médecin mais vous devrez le payer de votre poche. Attendez-vous à payer votre consultation environ cinq à dix fois plus cher qu’en France, et parfois davantage. Mieux vaut donc se renseigner au préalable, grâce au bouche-à-oreille ou en demandant un ordre de prix à la secrétaire médicale que vous aurez au bout du fil au moment de la prise de rendez-vous.

Si vos revenus sont faibles, vous pouvez également vous rendre dans l’un des centres médicaux financés par le gouvernement appelés Free Clinics ou Community Health Centers. Ils proposent des services de médecine générale, et parfois de soins dentaires, gynécologiques… En général, le prix des consultations est raisonnable et calculé selon vos revenus.

Pour trouver un Health Center près de chez vous, cliquez ici.

Lire aussi : Quelle assurance santé choisir aux États-Unis ?

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