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Vaccins aux États-Unis : les réponses aux questions que vous vous posez

Calendrier vaccinal, vaccins obligatoires ou non, nombre de rappels… En matière de vaccination, la France et les États-Unis suivent des règles un peu différentes.  Voici les questions les plus fréquentes sur les vaccins aux USA… et leurs réponses !


Votre enfant entre en crèche ou à l’école américaine ? L’établissement qui va l’accueillir peut vous demander son carnet de vaccination (immunization record) à jour pour l’inscrire. Ce dépliant jaune est délivré et rempli par le cabinet du médecin qui suit votre enfant.

Quels vaccins sont obligatoires aux États-Unis ?

C’est l’état dans lequel vous résidez qui établit la liste de vaccins obligatoires et le type de structures pour lesquels ils sont requis : crèche, halte-garderie, école publique ou privée, colonie de vacances, etc. Cette liste est généralement consultable sur le site Internet de votre état (cherchez immunization requirements + le nom de votre état). Vous y trouverez également les motifs d’exceptions de vaccination acceptés : raisons médicales, religieuses, philosophiques, etc. Certains états mettent également en ligne d’autres infos : taux de vaccination des élèves de chaque établissement scolaire, suivi des épidémies en cours dans l’état…

À noter : Votre état requiert une liste de vaccins dans les écoles publiques et privées ? Cela inclut les Lycées français et Lycées internationaux.

France ou États-Unis, dans quel pays vaut-il mieux faire vacciner son enfant ?

Vous hésitez à faire vacciner votre enfant en France ou aux États-Unis avant sa rentrée scolaire ? Deux facteurs sont à prendre en compte.

  1. Tous les établissements américains ne reconnaissent malheureusement pas les vaccins délivrés à l’étranger. Mieux vaut donc les contacter en amont pour leur poser la question et définir avec eux un justificatif qu’ils voudront bien accepter.
  2. Faire vacciner son enfant aux États-Unis peut coûter cher, en particulier si votre assurance santé américaine ne prend pas ou pas intégralement en charge cet acte. Dans ce cas, cela pourra vous revenir moins cher de faire vacciner votre enfant dans l’Hexagone, y compris en payant la totalité des vaccins et consultations.

Quelles différences entre le calendrier vaccinal américain et le calendrier vaccinal français ?

  • Le vaccin contre la tuberculose (BCG) n’est pas recommandé aux États-Unis, excepté dans des cas très particuliers (enfants particulièrement exposés à la maladie, certains personnels de santé…).
  • Les Américains recommandent les vaccins contre l’hépatite A, le rotavirus (responsable de gastro-entérites aiguës), la varicelle et la grippe saisonnière à tous les enfants sauf exceptions, ce qui n’est pas le cas en France.
  • Pour un même vaccin, l’âge de la première injection et le nombre de rappels recommandés sont souvent différents aux États-Unis.

→ Consulter le calendrier vaccinal américain (vaccine schedule) sur le site des Centers for Disease Control and Prevention (CDC).
→ Consulter le calendrier vaccinal français sur le site Vaccination-info-service.fr.

Qui administre les vaccins aux enfants aux États-Unis ?

La liste des professionnels de santé autorisés à administrer des vaccins est fixée par chaque état. Si votre enfant est suivi par un médecin généraliste ou un pédiatre, c’est en général un(e) infirmier(ère) de son cabinet qui pratique l’injection. De plus, le cabinet du docteur fournit les vaccins, vous n’avez donc pas à les acheter en pharmacie.

À partir d’un certain âge, en général 2 ou 3 ans, il est possible de faire vacciner son enfant directement en pharmacie, sans passer par la case médecin. Renseignez-vous auprès de votre pharmacien pour connaître les injections qu’il peut pratiquer lui-même et l’âge minimum requis pour celles-ci.

Enfin, vous pouvez aussi faire vacciner votre enfant dans l’une des cliniques du département de santé publique de votre comté ou de votre ville, parfois gratuitement. Pour en trouver une près de chez vous, cherchez Department of Public Health + le nom de votre comté. Les adresses des centres de vaccinations et les vaccins dispensés sont généralement mis en ligne sur le site Internet de chaque département.

Lire aussi : Liniment, sérum physiologique… Trouver les essentiels pour bébé aux États-Unis

Vous avez des questions sur les vaccins aux États-Unis ? Laissez un commentaire sous cet article ou rejoignez notre groupe Facebook !

Liniment, sérum physiologique… Trouver les essentiels pour bébé aux États-Unis

Vous préparez l’arrivée de votre petit(e) américain(e) ? Voici quelques pistes pour trouver les produits essentiels à ses soins des premiers mois.


Pour nettoyer les fesses de bébé et prévenir l’apparition de rougeurs, les mamans françaises ne jurent que par le liniment oléo-calcaire. Pas de chance, ce produit est absolument inconnu aux États-Unis. Vous ne le trouverez donc pas chez CVS ou  Walgreens. Pour le change, les mamans américaines utilisent plutôt des lingettes (baby wipes) ou simplement un rectangle de coton (cotton pad) imbibé d’eau.

Si vous souhaitez malgré tout vous procurer du liniment oléo-calcaire, vous pouvez toujours en commander en ligne. Deux Françaises en commercialisent aux USA via Internet sous la marque « La petite crème ».

Autre solution : faire votre liniment vous-même. Mais là encore vous pourrez avoir du mal à trouver les ingrédients nécessaires en pharmacie, notamment de l’eau de chaux…

Le sérum physiologique est LE produit de base utilisé en France pour laver les yeux et le nez de bébé. De ce côté-ci de l’Atlantique, les professionnels de santé ne recommandent pas ces lavages quotidiens. Résultat : pas d’unidoses de « sérum phy » à la pharmacie du coin.

Pour le lavage du nez, il existe tout de même des sprays de solution saline (saline nasal mist) dont l’embout est conçu pour les petits nez des bébés. Exemple : Simply Saline Baby. Et pour les yeux, il est bien possible que votre pédiatre vous conseille tout simplement d’utiliser du coton et de l’eau.

Vous souhaitez tout de même vous procurer des doses de sérum physiologique ? Vous pouvez en acheter en ligne en vérifiant leur composition, qui doit être identique à celle du sérum physiologique que l’on trouve en France (Chlorure de sodium : 0,9 %).

Bepanthen Pommade, Mustela, Cicalfate… Il existe de nombreuses crèmes contre l’érythème fessier du nourrisson dans les pharmacies hexagonales. Si toutes ces marques ne sont pas commercialisées aux USA, il est tout de même possible d’en trouver certaines ou de trouver des équivalents.

Celles que l’on trouve facilement :

→ La Diaper Rash Cream with Calendula de la marque Weleda. Elle est vendue en ligne et en supermarchés (Target, Sprouts Farmers Market, etc.).

→ Les crèmes contenant de l’oxyde de zinc (zinc oxide), associant parfois des huiles de foie poissons, de la graisse de laine (lanolin), de la vaseline, de la cire d’abeille… La marque la plus utilisée est probablement Desitin, qui est vendue à différentes concentrations d’oxyde de zinc.

Celle qui n’a pas d’équivalent :  

Bepanthen Pommade, qui a pour principe actif du Dexpanthénol (ou vitamine B5).

Plusieurs marques proposent des crèmes contre l’eczéma du bébé. Elles ont souvent des propriétés calmantes ou hydratantes. C’est le par exemple le cas d’Aveeno ou d’Eucerin.

Pour celles en vente libre qui contiennent 1 % d’hydrocortisone, mieux vaut demander le feu vert du pédiatre avant de les utiliser.

Lire aussi : Avoir un enfant aux États-Unis : ce qui risque de vous surprendre !

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Avoir un enfant aux États-Unis : ce qui risque de vous surprendre !

Vous vivez aux Etats-Unis et attendez un enfant ? Certains aspects de votre prise en charge seront différents de ce que vous auriez vécu en France. Voici une petite liste des choses qui vont probablement vous surprendre, en bien… ou en moins bien !


  • Le congé maternité indemnisé n’existe pas…

…du moins, pas au niveau fédéral. Pour savoir si vous y aurez droit, vous devez donc vous renseigner sur la politique de « disability benefits » et de « paid maternity/family leave » en place dans votre État et dans votre entreprise. D’une façon générale, même si vous avez effectivement droit à un congé payé, il y a de grandes chances que celui-ci ne soit pas aussi long et aussi bien indemnisé qu’en France.

  • Vous n’avez pas besoin de déclaration de grossesse

En France, lorsque vous êtes employée et enceinte, vous devez déclarer votre grossesse avant la fin du 3e mois à votre Caisse primaire d’assurance maladie et à votre Caisse d’allocations familiales pour bénéficier de l’assurance maternité. Cette formalité n’existe pas aux États-Unis. Renseignez-vous auprès de votre employeur et sur le site Internet de votre État pour connaître les démarches à effectuer pour obtenir un congé maternité, qu’il soit indemnisé ou non.

L’exception
Si vous adhérez à la Caisse des Français de l’étranger, vous devrez tout de même leur déclarer votre grossesse grâce à un certificat médical du médecin indiquant la date de conception du bébé.

  • Vous n’avez pas à vous inscrire à l’hôpital

C’est le choix de votre gynécologue-obstétricien qui va déterminer l’hôpital dans lequel vous allez accoucher. Votre médecin est affilié à un hôpital dans lequel il pratiquera votre accouchement. N’oubliez pas de lui demander le nom de cet hôpital dès la découverte de votre grossesse. Les maternités américaines proposant généralement des visites guidées, vous pourrez repérer les lieux vous assurer que l’établissement vous convienne.

Attention !
N’oubliez pas de vérifier auprès de votre assurance santé que votre séjour dans cet établissement soit bien pris en charge. S’il n’est pas couvert et que les frais s’annoncent trop élevés, il peut être nécessaire de changer de gynécologue-obstétricien pour changer de maternité.

  • Vous devez choisir un pédiatre avant l’accouchement

Celui-ci viendra examiner votre bébé à la maternité. Aux États-Unis, il est très courant d’interviewer plusieurs pédiatres façon « entretien d’embauche » avant de faire son choix.

  • On vous proposera de circoncire votre garçon

Si vous attendez un garçon, on vous demandera quasi-systématiquement votre choix en matière de circoncision avant la naissance. Cette intervention est beaucoup plus répandue aux États-Unis et souvent pratiquée avant la sortie de la maternité.

  • Votre chambre d’hôpital ressemble à une chambre d’hôtel

Dans certaines maternités, les chambres sont même équipées d’un canapé clic-clac pour y faire dormir son partenaire. Dans le cas d’un accouchement par voie basse, le matériel médical stérile n’est généralement apporté dans la chambre que quelques minutes avant la naissance.

Autre différence d’avec la France : dans la plupart des cas, le travail et l’accouchement se passent dans une première chambre, puis on vous conduit dans seconde une chambre une fois que votre bébé est né.

  • Vous resterez un peu moins longtemps à la maternité

Pour un accouchement par voie basse sans complication, vous ne resterez pas plus de deux jours à l’hôpital, contre trois en France. Pour une césarienne, les durées sont similaires. Comptez quatre jours aux États-Unis contre quatre à cinq jours en France.

  • Vous sortez de l’hôpital avec une tonne d’échantillons gratuits

Selon l’hôpital dans lequel vous accoucherez, vous pourrez rapporter chez vous des couches, un nécessaire de toilette pour bébé, du lait en poudre, des serviettes hygiéniques, et même un tire-lait manuel, des bodys, des bonnets, etc.

  • La facture d’hôpital est salée !

Même en ayant une assurance santé, vous pouvez avoir à payer quelques centaines, voire milliers de dollars pour un accouchement sans complication à l’hôpital. S’il est très difficile de connaître le prix moyen d’un accouchement aux États-Unis, on sait que dans des états comme le New Jersey ou New York, il est en moyenne plus élevé qu’en Utah ou qu’en Alabama. Il est aussi plus important pour une césarienne que pour un accouchement par voie basse.

Par ailleurs, les soins apportés au nouveau-né étant facturés à part, vous recevrez non pas une mais deux factures !

  • La rééducation du périnée est quasi inconnue

Très courante et prise en charge par l’Assurance maladie en France, la rééducation périnéale est rare de l’autre côté de l’Atlantique. Si vous souhaitez en bénéficier, vous devrez trouver un médecin ou un kinésithérapeute (physical therapist) formé à cette pratique, ce qui est assez compliqué. En pratique, vous pouvez consulter l’annuaire de l’American physical therapy association, et réduire vos recherches à la spécialité « women’s health ». Mais cela ne garantit pas que les kinés répertoriés connaissent tous la rééducation périnéale.

Lire aussi : Le suivi de votre grossesse aux États-Unis

Vous attendez un enfant aux États-Unis ? Racontez-nous ce qui vous a surpris en laissant un commentaire sous cet article ou en rejoignant notre groupe Facebook !

Aux États-Unis, une hospitalisation c’est 20% de revenus en moins

Une récente enquête montre que, lorsqu’ils sont hospitalisés, les quinquagénaires américains perdent en moyenne 20% de leurs revenus dans les trois ans suivant leur admission. Et cela même s’ils bénéficient d’une couverture santé.

On savait que se faire hospitaliser aux États-Unis pouvait engendrer des frais exorbitants. Mais ce n’est pas le seul coup dur financier que les patients doivent affronter. Une récente enquête citée par le New York Times s’est intéressée aux conséquences économiques à plus long terme des hospitalisations.

Elle montre qu’après un séjour à l’hôpital, de nombreux patients ne peuvent plus reprendre leur activité, doivent déposer le bilan, travailler à temps partiel ou occuper un emploi moins bien rémunéré. Une tendance plus forte chez les quinquagénaires que chez les plus jeunes, avec pour conséquence une baisse moyenne de 20% des revenus chez les personnes de cet âge, trois ans après leur admission.

Cette enquête pointe également que si les assurances santé couvrent une grande partie des frais médicaux, le risque de perte de revenus après un accident ou une maladie n’est que très rarement couvert aux États-Unis.

Lire l’article du New York Times « Getting Sick Can Be Really Expensive, Even for the Insured ».

Quelle assurance santé choisir aux États-Unis ?

Soyons clairs, partir aux États-Unis sans couverture santé est une mauvaise idée ! Le prix des soins et des médicaments y sont extrêmement élevés. Selon votre situation, vous pouvez être amenés à trouver et souscrire une formule par vous-même. Voici les différentes catégories d’assurances et les questions à se poser pour faire le meilleur choix.


  • Les différentes catégories d’assurances santé

Une assurance santé américaine

Exemples : Blue Cross/Blue Shield, Kaiser Permanente, Humana, Aetna, United Healthcare… pour ne citer que les plus importantes. Leurs plans (formules) appartiennent en général à deux grandes catégories : health maintenance organization (HMO) ou preferred provider organization (PPO).

Avantages :
Ces assurances sont compliant Obamacare*.
Vos médecins et pharmaciens en connaissent le fonctionnement. Ils ont l’habitude de travailler avec et peuvent la contacter facilement pour vérifier vos droits.

Inconvénients :
Si vous ne souscrivez pas à la Caisse des Français de l’étranger (CFE), vous renoncez à la continuité de vos droits à la Sécurité sociale française.
Sans couverture CFE et si vous rentrez en France pour des vacances, vous devez veiller à ce que vos garanties vous couvrent à l’étranger.

Pour souscrire une assurance santé américaine :
Rendez-vous sur le site de l’Affordable Care Act Marketplace et vérifiez si vous avez le droit de bénéficier d’un tarif réduit sur vos cotisations (premiums). La période de souscription à ces formules subventionnées (Open Enrollment) s’ouvre tous les ans à l’automne pour quelques mois. Si vous avez connu un changement important dans votre vie, vous pouvez obtenir une dérogation afin d’y souscrire en dehors de cette période.

Vous n’êtes pas éligible aux réductions prévues par l’Affordable Care Act ? Vous pouvez souscrire une assurance :
– via le site site de l’Affordable Care Act Marketplace (vous ne bénéficierez pas des subventions) ;
– directement auprès d’une assurance ;
– auprès d’un agent (insurance agent) ou d’un courtier (broker). Ils vous aideront à trouver la formule qui vous correspond et à y souscrire. En général, vous ne payez pas plus cher à passer par eux puisqu’ils sont payés par les assurances dont ils proposent les formules.
– auprès d’un revendeur d’assurance santé en ligne.

À noter : votre employeur peut également vous proposer plusieurs assurances santé au choix et vous offrir la possibilité d’en changer une fois par an.

Une assurance internationale ou assurance pour expatrié

Exemples : April International, MSH International, Chapka Assurances…

Avantages :
Certaines assurance internationales vous couvrent « au premier dollar dépensé ».
Les formules proposées sont flexibles et ajustables à vos besoins.
Vous pouvez coupler certaines formules à la Caisse des Français de l’étranger afin de garder vos droits à la Sécurité sociale française.

Inconvénients :
La plupart de ces assurances ne sont pas compliant Obamacare*.
Vous médecins et pharmaciens ne les connaissent pas, il vous faudra donc souvent leur donner un numéro à appeler pour vérifier vos droits.
Vous devrez parfois avancer les frais et vous faire rembourser par la suite.
Les soins supérieurs à une somme donnée peuvent être soumis à un accord préalable.

Pour souscrire une assurance internationale :
Demandez des devis aux différents assureurs et comparez-les. Vous pouvez souscrire à n’importe quel moment de l’année, mais veillez à être couverts dès le début de votre séjour aux États-Unis.

La Caisse des Français de l’étranger (CFE)

La CFE propose trois assurances :
– Maladie, maternité, invalidité
– Accidents du travail & maladies professionnelles
– Vieillesse (Retraite de la Sécurité sociale)

Elle propose aussi l’offre FrancExpat Santé CFE. Celle-ci vous couvre uniquement lors de vos séjours temporaires en France pour la maladie, la maternité et l’hospitalisation, à hauteur des tarifs de base de la Sécurité sociale.

À noter : Vous pouvez coupler la CFE avec une assurance américaine ou internationale.

Avantages :
Vous continuez à bénéficier du régime de l’Assurance Maladie française durant votre séjour aux États-Unis.
Si vous décidez de rentrer définitivement, vos droits à la Sécurité sociale n’auront donc pas été interrompus.
La CFE a passé des accords de gestion avec des complémentaires dont certaines sont compliant Obamacare*,

Inconvénients :
La CFE seule n’est pas compliant Obamacare*.
Le niveau de couverture santé proposé est calculé sur la base des tarifs de la Sécurité sociale française, donc largement insuffisant pour les États-Unis.
Coupler la CFE avec une assurance américaine ou internationale est la solution la plus onéreuse.
Les médecins et pharmaciens américains ne connaissent pas la CFE.
Vous devez renvoyer vos feuilles de soins à la CFE à moins que votre assurance internationale couplée à la CFE ne s’en charge elle-même.

Pour vous inscrire à la CFE :
Rendez-vous sur Cfe.fr.

Une assurance voyage

Une assurance voyage vous couvre lors d’un séjour temporaire aux Etats-Unis, par exemple pour des vacances, un séjour au pair ou des études. Généralement, leurs offres sont valables pour des séjours de moins d’un an.

Exemples : AVI, Allianz Travel, l’assurance voyage que vous souscrivez en achetant vos billets d’avion pour les États-Unis, l’assurance voyage inclue dans votre carte bancaire…

Avantage :
Pour une somme modique ou nulle, vous êtes couverts en cas d’accident ou de maladie durant votre séjour aux États-Unis.

Inconvénients :
Vous aurez à avancer vos frais médicaux, à moins que l’assurance ne vous donne le contact d’un médecin de son réseau.
Vous serez remboursés avec un délai qui peut être long pour les frais avancés. Exemple : en cas d’accident aux États-Unis, votre dossier sera d’abord traité par l’Assurance maladie française (si vous êtes couverts) pour une éventuelle prise en charge -certains accidents à l’étranger pouvant être couverts en partie-, puis par votre assurance voyage. Vous ne serez remboursés de vos frais médicaux qu’au bout de plusieurs mois.
Ces assurances voyage ne sont pas compliant Obamacare*.

Pour souscrire une assurance voyage :
Renseignez-vous auprès de votre banque pour savoir si vous disposez déjà d’une assurance voyage avec votre carte bancaire. Vérifiez qu’elle couvre bien vos frais médicaux (pas seulement le rapatriement), votre famille, et s’il est nécessaire ou non de payer vos billets d’avion avec. Demandez votre attestation d’assurance et le numéro de téléphone à contacter en cas de besoin et gardez-les avec vous lors de votre séjour.

Si vous n’êtes pas couverts par l’assurance de votre carte bancaire, demandez des devis auprès de différents assureurs et comparez-les avant de choisir.

* Si vous êtes résident fiscal aux États-Unis, la loi vous impose de souscrire une assurance compliant Obamacare, c’est-à-dire compatible avec l’Affordable Care Act. Si vous ne le faites pas, vous devrez payer une majoration d’impôt (au minimum $695 pour un adulte célibataire en 2017).

 

  • Les questions que vous devez vous poser avant de choisir une assurance santé

– Quelles dépenses de santé pouvez-vous déjà prévoir ? Seront-elles couverte par votre assurance ? Exemple : soins préventifs, grossesse, traitements de longue durée, renouvellement de lunettes…

– Avez-vous besoin d’être couverts pendant vos séjours en France ou à l’étranger en dehors des États-Unis ?

– Préférez-vous pouvoir consulter n’importe quel médecin en étant couverts ou pouvez-vous vous limiter à ceux d’un réseau d’assurance ? C’est la principale différence entre assurances de types HMO et PPO.

– Si vous vivez déjà aux États-Unis et avez l’habitude de consulter plusieurs médecins, pourrez-vous toujours allez les voir en étant correctement couverts ou devrez-vous en changer ?

– Si vous consultez régulièrement un spécialiste pour une maladie peu commune, comment serez-vous remboursés de ses consultations ?

– Vous habitez tout près d’un hôpital ou d’une structure médicale importante : pourrez-vous y consulter en étant couverts ?

– Quelle est la somme maximum annuelle que vous pouvez avoir à payer de votre poche avec telle ou telle formule ? Disposez-vous de cette somme ?

– Considérez votre cotisation mensuelle et votre reste à charge pour une consultation classique chez le médecin généraliste lorsque vous comparez différentes assurances.

Vous avez du mal à choisir votre assurance santé ? Vous n’êtes pas satisfait de la vôtre ? Laissez un commentaire sous cet article ou dans notre groupe Facebook !

Pharmacie aux États-Unis : les 7 différences

Les médicaments ? C’est le rayon du fond, entre le vin et les cartes de vœux… Vous l’avez sans doute remarqué, les pharmacies américaines n’ont rien à voir avec celles de l’Hexagone. Voici les 7 principales différences à connaître.

  1. Votre pharmacie appartient à une chaîne

RiteAidOKCVS Pharmacy, Walgreens, Rite Aid… Il existe plusieurs grandes chaînes de pharmacies aux États-Unis, et assez peu de pharmacies indépendantes. Certains supermarchés (Costco, Walmart, Target…) possèdent aussi un rayon pharmacie. Pour choisir une officine, plusieurs paramètres entrent en compte. Sa proximité avec votre domicile, avec le cabinet de votre médecin, et surtout les prix qu’elle pratique pour les médicaments que vous achetez régulièrement… Ces tarifs peuvent varier considérablement, car chaque enseigne les fixe librement. Certaines d’entre elles proposent même des cartes de fidélité, pour bénéficier de réductions sur les traitements prescrits.

  1. Vous pouvez faire faire vos photos de passeport en pharmacie

On trouve de tout dans une pharmacie américaine : un service photo, de l’alcool, des bonbons, des journaux, des produits de beauté, d’entretien, des cartes de vœux, des jouets, des glaçons… et le comptoir du pharmacien, qui est généralement situé au fond du magasin.

  1. Vous devez faire la queue deux, voire trois fois !

Pour obtenir un médicament sur prescription, il vous faut en général faire la queue une première fois dans la drop-off line, pour déposer votre ordonnance et présenter votre carte d’assurance. On vous donne ensuite un temps d’attente, une quinzaine de minutes au minimum. Pendant ce temps-là, on prépare votre commande. Vous pouvez patienter sur place (et vous laisser tenter par le rayon bonbons) ou revenir plus tard.

Vous faites ensuite la queue une seconde fois, dans la pick-up line, pour récupérer votre commande et payer. Si vous souhaitez demander conseil à un pharmacien diplômé, et que la personne qui vous a délivré vos médicaments ne l’était pas, il vous faudra peut-être faire la queue une troisième fois. Patience…

  1. Des centaines de médicaments sont disponibles en libre-service

Antiacides, antihistaminiques, anti douleurs… Appelées over-the-counter drugs, de nombreuses spécialités sont accessibles sans prescription. Cela ne signifie pas pour autant qu’elles soient sans risque, mieux vaut donc demander conseil au pharmacien avant de les acheter.

  1. Vous pouvez commander vos traitements en ligne

La plupart des grandes chaînes de pharmacies américaines offrent la possibilité de leur envoyer votre prescription et commander vos médicaments ou vos lentilles de contact en ligne. Vous pouvez ensuite passer les chercher en personne ou vous les faire livrer. Si vous prenez un traitement de longue durée, il est aussi possible d’automatiser la commande de vos médicaments (automatic prescription refill). Et bien sûr, vous pouvez suivre vos commandes de médicaments depuis votre mobile en téléchargeant l’app de votre pharmacie. Bienvenue au XXIe siècle !

  1. Les médicaments sur prescription sont vendus à l’unité

La boîte remplie par le pharmacien contient le nombre exact de comprimés prescrit par votre médecin. Une fois votre traitement terminé, retirez l’étiquette du contenant avant de le jeter à la poubelle. Elle contient vos informations personnelles.

  1. Les traitements sont plus chers

Ça ne vous a pas échappé, si vous suiviez un traitement en France, son prix a probablement grimpé une fois que vous avez déménagé aux États-Unis. Une différence dont on se passerait bien…

Trouver un médecin aux États-Unis

Vous êtes expatriés aux États-Unis ou simplement en voyage dans ce pays, et avez besoin de voir un médecin ? Voici la marche à suivre en fonction de votre situation.


Vous avez besoin de consulter un médecin ou un spécialiste ? Si votre état nécessite une attention médicale immédiate, appelez le 911 pour être orienté vers un service d’urgence. Sinon, la marche à suivre dépend principalement du type d’assurance santé auquel vous avez souscrit.

  • Votre assurance santé est de type HMO (health maintenance organization

Traditionnellement, ce type de contrat vous oblige à consulter votre « médecin traitant » (primary care physician – PCP) si votre affection ne relève pas de l’urgence. S’il ne peut pas vous soigner lui-même, votre PCP vous orientera vers un spécialiste appartenant au réseau de votre assurance (referral). Si vous décidez finalement de consulter un spécialiste hors réseau, votre assurance ne vous couvrira pas, ou alors pas aussi bien.

À noter que pour certains soins de prévention, chez le gynécologue ou le dentiste par exemple, et si le praticien appartient au réseau de votre assurance, la case médecin traitant n’est pas obligatoire. Renseignez-vous auprès de votre assurance avant de prendre rendez-vous.

  • Votre assurance santé est de type PPO (preferred provider organization

Vous êtes libre de consulter n’importe quel médecin généraliste ou spécialiste mais vous serez mieux remboursé s’il appartient au réseau de votre assurance (ex. Aetna). Pour trouver un bon praticien, rien de tel que le bouche-à-oreille. Vous souhaitez qu’il parle français ? Demandez conseil à des Francophones. Vous avez besoin d’une intervention particulière ? Vous pouvez par exemple demander une recommandation aux membres d’un forum en ligne dédié à votre affection. Enfin, comme en France, votre médecin généraliste peut vous orienter vers un spécialiste.

Maintenant que vous avez une liste de praticiens recommandés, vérifiez qu’ils appartiennent au réseau de votre assurance. Pour cela, vous pouvez appeler votre assurance, ou chercher le praticien sur l’annuaire en ligne du réseau qu’elle utilise. Certains annuaires contiennent davantage de détails :  hôpital d’affiliation, diplômes, langues parlées, etc.

Avant de prendre rendez-vous, vous pouvez consulter les « reviews » (critiques, bonnes et mauvaises) que d’autres patients ont laissés à propos de ce médecin sur Internet. Si les mauvaises critiques pointent des défauts qui ne vous gênent pas, c’est plutôt rassurant.

Vous attendez un enfant ?

Pour un couverture optimale, vérifiez que votre gynécologue ET l’hôpital dans lequel il pratique les accouchements font partie du réseau de votre assurance.

  • Vous êtes en vacances aux États-Unis et êtes couverts par une assurance voyage 

Votre carte bancaire française peut inclure une assurance couvrant vos frais de santé, en cas de maladie ou d’accident. Si ce n’est pas le cas, vous bénéficiez peut-être de telles garanties si vous avez souscrit une assurance associée à votre billet d’avion par exemple.

Si vous êtes couverts par une assurance voyage, elle peut vous orienter vers un médecin de son réseau sur votre lieu de vacances. Mieux vaut donc l’appeler avant de chercher un praticien vous-même.

  • Vous n’avez pas d’assurance santé

Vous êtes libres de consulter n’importe quel médecin mais vous devrez le payer de votre poche. Attendez-vous à payer votre consultation environ cinq à dix fois plus cher qu’en France, et parfois davantage. Mieux vaut donc se renseigner au préalable, grâce au bouche-à-oreille ou en demandant un ordre de prix à la secrétaire médicale que vous aurez au bout du fil au moment de la prise de rendez-vous.

Si vos revenus sont faibles, vous pouvez également vous rendre dans l’un des centres médicaux financés par le gouvernement appelés Free Clinics ou Community Health Centers. Ils proposent des services de médecine générale, et parfois de soins dentaires, gynécologiques… En général, le prix des consultations est raisonnable et calculé selon vos revenus.

Pour trouver un Health Center près de chez vous, cliquez ici.

Lire aussi : Quelle assurance santé choisir aux États-Unis ?

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